VOITURES LITS T2
En 1955, la CIWL – Compagnie Internationale des Wagons Lits – lance une nouvelle version de ses voitures lits, la voiture P du nom de l’ingénieur français Albert Pillepich qui la conçoit. En acier inoxydable, cette voiture se différencie des autres voitures lits par un design plus moderne, une masse moins importante, et surtout par une disposition nouvelle des compartiments au nombre de 20, prévus pour ne recevoir qu’un seul voyageur par cabine, et imbriqués les uns dans les autres. Dix cabines sont disposées en partie basse au niveau du plancher du couloir, et dix autres en position plus élevée avec un couchage disposé au dessus du plancher haut du compartiment bas. Du fait de cette singularité, les faces latérales comportent des ouvertures différentes selon le côté, 10 grandes identiques + une plus petite côté couloir, 10 + 2 grandes et 10 petites hautes intercalées avec les précédentes côté cabines.
Le succès obtenu par ces voitures, réservées initialement uniquement aux voyageurs de première classe, a conduit la CIWL à engager en 1968, la fabrication d’une nouvelle voiture, mais celle-ci accessible aux voyageurs de 2ème classe, désignée WLAB T2, dont l’acronyme T2 signifie « Touriste 2e classe ». Son aménagement intérieur, calqué sur celui de sa devancière, comportait dix huit cabines réparties comme suit :
/neuf cabines à niveau (cabines dites basses), équipées de deux lits superposés, rabattables le jour et transformables en divan,
neuf cabines hautes équipées de deux lits fixes disposés au dessus du plancher haut des précédentes, avec présence d’un divan fixe. L’accès s’effectuait par un escalier droit séparant deux cabines basses, formant une géométrie en forme de T dont émane le sigle choisi pour ces voitures.
Comme pour les voitures type P, la présence de cabines hautes a nécessité de surélever la toiture pour dégager un gabarit suffisant pour les voyageurs de ces compartiments. La capacité de ces voitures était de 36 passagers.
Le succès fut là aussi au rendez-vous, conduisant la SNCF – et non plus la CIWL – à commander entre 1973 et 1975, un complément de 82 voitures T2, climatisées celles-ci. La SNCB en commanda 6, tandis que la RENFE en reçut 85 entre 1977 et 1980. Les T2 du parc SNCF ont été radiées en 2008.





